Eglise SAINT-ETIENNE-du-MONT
Seul jubé à Paris ***
Construite à proximité du site de l’ancienne abbatiale Sainte-Geneviève, l’église Saint-Etienne fut érigée au XIIIème siècle. Occupant l’emplacement de l’église Saint Pierre et Saint Paul, elle fut reconstruite pendant le XVIème siècle et au début du XVIIème.
Façade de l'église Sainte-Etienne, à l'arrière la tour Clovis du lycée Henri IV
L’église est fermée pendant la Révolution avant d’être réhabilité en 1801. C’est à cette période que l’ancienne abbatiale Sainte-Geneviève est abattue, la rue Clovis sépare alors Saint-Etienne du reste du site de l’ancienne abbaye. Le clocher de Sainte-Geneviève persiste sous la forme d’une tour : La tour Clovis incluse dans le lycée Henri IV.
L'extérieur
L’édifice est long de 69 mètres et large de 25,5 mètres. Sa façade datant du début du XVIIème siècle intègre dans une structure architecturale moyenâgeuse une ornementation Renaissance. Le portail d’inspiration grecque se termine par un pinacle gothique puis un clocher. Au XIXème, la restauration a permis d’effacer les destructions datant de la Révolution.
Le chevet de l'église
Le jubé
C’est la grande spécificité de cette église parisienne (la seule à en posséder un). Datant du début du XVIème siècle, il constitue une démarcation entre la nef et le chœur qui sert également de tribune aux religieux. Comme la façade, il est la somme de différents styles décoratifs, en particulier gothique et Renaissance.
La nef
Le jubé
Détail du jubé
Deux escaliers en dentelle de calcaire s’enroulent autour des piliers. La chaire, du milieu du XVIIème siècle, qui remplaça le jubé, est de style baroque ornée de représentation de scènes bibliques.
Jubé côté chœur
La chapelle Sainte-Geneviève
Datant du milieu du XIXème siècle, elle abrite la châsse de la sainte qui contient les pierres du sarcophage d’origine. Les reliques ayant été brûlées pendant la Révolution. Ses vitraux illustrent la vie de Sainte-Geneviève patronne de Paris.
La châsse de Sainte-Geneviève
Le déambulatoire
Le déambulatoire possède des vitraux d’origine. La galerie dite « du cloître du charnier » présente des vitraux du début du XVIIème siècle. La moitié d’entre eux est également d’origine. Leur thématique tourne autour de l’Eucharistie.
Chœur et
déambulatoire
La chaire, le lustre et l'horloge
Pour la petite histoire : Blaise Pascal, mort sur le territoire de la paroisse de l’église, y est enterré et les cendres de Jean Racine ont été transférées de l’abbaye Port-Royal à Saint-Etienne-du-Mont.
Quelques vitraux
En bref…
Le jubé finement ouvragé de l’église est un exemple suffisamment rare pour valoir le détour. L’église offre également à voir de très beaux vitraux, et la luminosité qui y règne par temps clair donne une atmosphère particulière à cet édifice religieux.
La clef de voûte
Informations pratiques
Au cœur de Paris, l’église se trouve dans sa rue éponyme, à deux pas de la place du Panthéon. On y accède par les métros Cardinal Lemoine ou Maubertè-Mutualité sur la ligne 10, on peut également y accéder par le RER B station Luxembourg. Les stations Jussieu et Place Monge sur la ligne 7 sont également proches.
A proximité on pourra découvrir
-Le célèbre Panthéon
-Le non moins célèbre Lycée Henri IV
-La bibliothèque Sainte-Geneviève
-La pitoresque rue Mouffetard
-La Arènes de Lutèce
-Un peu plus loin, le boulevard Saint-Michel et les jardins du Luxembourg
Baptistère
Le site de
Katia Kostoff
artiste-peintre
Accès à la galerie
en bas de page
Le site de
Sylvie et Sophie
Rostaing
Past'elles
Pour parcourir
leur galerie de tableaux
Canelle56
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des Paysages
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